Wednesday, December 09, 2009

Et l'autre mur?


La communauté internationale a célébré ce 09 novembre 2009, le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin qui séparait les deux Allemagnes forçant ainsi deux communautés à vivre séparément malgré elles.

Loin de tirer une leçon de cette « erreur du 20e siècle », les autorités d'Israël ont reproduit la même chose en érigeant le Mur de Jérusalem qui certains qualifient de « Mur de la Honte » ou « Mur d'apartheid ».

Comme le Mur de Berlin, ce mur loin d'assurer la sécurité et l'harmonie entre les peuple de la vielle ville a surtout coupé beaucoup de Palestiniens de leur ville, de leur famille et de leur terre. Espérons qu'un jour, les autorités de l'Etat hébreu se rendront comptede l'impasse que constitue ce Mur et le détruirons: cela inaugurera certainement une nouvelle ère dans le règlement du conflit israëlo-palestinien.

Wednesday, November 04, 2009

OBAMA OR THE SYMBOL OF UNITED STATES


I wrote this article 2days before the Election day, on November 4th, 2008. A year after Obama's election, I realize that my opinion was not wrong...



American people will vote this November, the 4th 2008. They are not the only who are interested by this election, but the whole world, because American president is like the President of the World.

The particularity of this election is due to the candidacy of one African-American citizen. That was incredible! In the recent US history, the African-American had not the right to vote especially in the South. Many restaurants, schools, buses, parks were “for whites only”.

Today, how can we explain the candidacy of this African-American in this country where the Ku Klux Klan was born, and which has assassinated the author of I have a dream?
We can try to explain that by two factors: by the time but especially by the democratic candidate’s personality.

The charm of the United States (US) is particularly the cultural diversity of its people. Now, the charm of Obama is also his cultural diversity. He made his own presentation in his Philadelphia speech (March, the 18th 2008):

“I am the son of a black man from Kenya and a white woman from Kansas. I was raised with the help of a white grandfather who survived a Depression to serve in Patton's Army during World War II and a white grandmother who worked on a bomber assembly line at Fort Leavenworth while he was overseas.
I've gone to some of the best schools in America and lived in one of the world's poorest nations. I am married to a black American who carries within her the blood of slaves and slave-owners - an inheritance we pass on to our two precious daughters.

"I have brothers, sisters, nieces, nephews, uncles and cousins, of every race and every hue, scattered across three continents, and for as long as I live, I will never forget that in no other country on Earth is my story even possible”.
Form these three continents; the democratic candidate is the symbol of the US in this early 21st century. Fortunately US citizens are aware of that. That is why they have preferred him to the former first lady, Hillary Clinton.

A victory of Obama would participate in the international plan to pacify the conflict in Middle East, and contribute to build a new type of relationship between, on the one hand, US and the Arabic World; and, on the other hand, US and Africa. In internal plan, with Obama President, each American could identify to him. Finally, it would give more guarantee and hope to the minority who could realize their American dream.

In my view, vote for Obama is the only way that America could use to apologize to its minorities for all the evils that it brought to them. Now the question is: will the American citizens accept the change? Wait and see.

Wednesday, October 14, 2009

La France contre la burqua


Une reflexion parue dans le Jeune Afrique, Num. 2531, du 12 au 18 juillet 2009, p 104, « Vous & Nous ».


La France, celle de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, se montre de plus en plus hostile à la différence. Au nom du respect « des valeurs de la République », cette France a interdit le port du voile islamique dans les écoles publiques en 2004 (à moins que je me trompe, c'est le seul grand pays « occidental » qui a adopté cette position légale !) et elle s'appretterait à interdire le burqua. N'est ce pas là un signe manifeste de violation de la liberté de culte et de la liberté vestimentaire?
Cela ne fait que nous conduire vers « le choc des civilisations » et réconforter la position des islamistes.

La France devrait méditer ces propos d'Obama tenus au Caire: « Il est important que les pays occidentaux s'abstiennent d'empêcher les citoyennes musulmanes de partiquer leur réligion comme ils l'entendent- par exemple en décidant arbitrairement quels vêtements une femme musulmanes doit porter. »

Amadou Moctar DIALLO, Saint-Louis, SENEGAL.

Tuesday, June 16, 2009

UFR SJP: Les étudiants n'ont pas voté aux élections locales

Écrit par Amadou Moctar DIALLO, publié le Lundi, 23 Mars 2009 à 17:43mns sur www.lecampus-ugb.info


Cela peut paraître paradoxal vu le caractère à la fois juridique et politique de toute élection, mais c'est la réalité. La majorité des étudiants de l'UFR Sciences Juridique et Politique (SJP) de l'Université Gaston Berger de Saint Louis (UGB) n'a pas voté aux élections locales du 22 mars 2009.

Les élections sont des moments forts dans la vie d'un Nation surtout démocratique. Au delà de l'acte citoyen, c'est une façon moderne de renouveler «le contrat social» (Rousseau). Mais cette année, les étudiants de SJP ont été absents à ce grand rendez vous. En effet, en programmant les partiels les 23 et 24 mars 2009 (le lendemain des élections) l'administration de l'UFR contraint les étudiants à ne pas aller voter. Car la majorité d'entre eux vote à l'intérieur du pays. Mais il y a aussi beaucoup d'étudiants qui malgré qu'ils ont fini leurs examens ont préféré simplement rester au campus et ne pas aller voter. Une attitude qui ne peut être expliquée par un manque de moyens. Car presque dans chaque localité, les partis politiques ont organisé des caravanes aller-retour gratuites pour les étudiants.


Cependant, pour le Directeur de l'UFR, ce calendrier a été affiché tôt. Donc, les étudiants pouvaient changer leur lieu de vote et voter à Saint Louis, contre tenu de la situation. Cette option n'a pas été adoptée par les étudiants qui ne comprennent pas cette décision. Ils estiment simplement que l'administration s'est trompée car elle n'a pas tenu compte des élections lorsqu'elle programmait les examens.



Par ailleurs, les étudiants de cette UFR ont procédé à l'élection de leurs représentants au Conseil d'UFR et à l'Assemblée de l'Université ce 19 mars 2009. Une élection qui n'a pas attiré beaucoup d'étudiants qui étaient dans leur semaine de révision. Est ce à dire que les politistes et les juristes n'aiment pas trop voter?

Wednesday, June 03, 2009

Dossier: Forum de l’Insertion et d’Echange avec les Entreprises 2009










Écrit par René MANGA et Amadou Moctar DIALLO Vendredi, 29 Mai 2009 15:50


Après la première Edition du Forum de l’Insertion et d’Echange avec les Entreprises (FI2E) de 2008, l'Université Gaston Berger (UGB) organise la seconde édition qui a démarré ce 29 mai 2009: une occasion de contact entre le monde de l’Entreprise et les étudiants.

Cette édition a comme Président d'honneur, Dr. Yaya SARR de l'ANDCP et a vu la participation de M. Mansour Kama, le Président de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES) et par ailleurs invité d'honneur de la première édition.


La cérémonie d'ouverture a démarré avec le chant d'accueil de la chorale de la Communauté Saint-Augustin de l'UGB. Il s'en est suivi, l'allocution du Directeur de l'Insertion et des Relations avec les Entreprises (DIRE), Pr. Youry SALL qui a remercié vivement les différents acteurs qui ont contribué à l'organisation de cette manifestation, plus particulièrement les étudiants.


Le Recteur de l'UGB, Professeur Mary TEUW NIANE, fidèle à sa vision de l'Université à réitéré l'engagement de l'UGB à répondre aux préoccupation du monde socio-économique. C'est pourquoi, l'UGB est une université non seulement d'Excellence mais aussi « à orientation professionnalisante ». Ce qui lui permet « de prouver son utilité à la société ».


A la suite du Recteur, le Président Mansour Kama a confirmé l'engagement du mouvement patronal à côtés de l'UGB qui a selon lui « sa place dans le dispositif socio-économique du Sénégal ». Par ailleurs, M. Kama a encouragé les étudiants de l'UGB à persévérer dans l'Excellence. « Refuser que votre Université soit un dépotoir avec l'invasion de barbares » a t-il lancé. Ce qui lui a valu des applaudissements du public.


Pour le Président d'honneur, Dr. Yaya SARR qui est « un ancien de l'UGB », l'Université doit intégrer les besoins de l'Entreprise dans ses programmes de formations. En outre, M. Amadou SALL représentant du Ministre de la Fonction publique a souligné les programmes développés le Ministère et qui permettent l'obtention de stages et d'emplois pour les jeunes diplômés,


Cette année, le Prix Entreprise Alliée de l'Université (EAU) est revenu à la banque CBAO et au groupe Ericson qui ont témoigné de la qualité des étudiants formés à l'UGB qu'ils sont recrutés « Nous sommes agréablement surpris par la d'adaptation de vos étudiants, qui ont fait preuve d'une très bonne motivation et d'une très grande disponibilité » a affirmé Mme DIENG responsable des Ressources Humaines à la CBAO. Un avis que partagent les responsables d'Ericson qui n'ont pas manqué par contre de souligner l'aspect très théorique des formations dispensées à l'Université.


Après ces allocutions, les différents partenaires ont procédé à la visite des stands, une occasion d'échanger directement avec les exposants parmi lesquels Le journal Le Campus qui avait d'ailleurs exposé lors de la première édition.



PANEL/DEBAT: « La compétitivité académique du Sénégal : enjeux et perspectives »

C’est à l’amphi A que s’est tenu le panel/débat autour du thème : « La compétitivité académique du Sénégal : enjeux et perspectives ». Il a été animé par d’éminents professionnels et universitaires. On a noté la présence effective du Recteur Mary TEUW NIANE et de M. Mansour Kama, Président de la CNES.



Recherche d’emploi : la démarche à adopter.

Mamadou DIALLO, Directeur des ressources humaines d’Arcelor Mittal, un des panéliste s’est surtout appesanti sur la démarche à adopter en vue d’intéresser les entreprises. Sur ce point, il préconise tout d’abord « l’identification de la nature des besoins émergents en formations et compétences dans les années à venir ». Ensuite, il est nécessaire de se focaliser davantage sur la qualité et non sur la quantité. Enfin, une « démarche prospective » s’impose pour assurer une compétitivité. Il a souvent été constaté que les étudiants ne répondent pas aux exigences des entreprises. Et la plupart d’entre eux manquent de projet d’avenir. Par ailleurs, les CV présentés ne correspondent souvent pas à l’offre.

Il est important pour l’étudiant de se préparer à l’entretien d’embauche. Celui-ci requiert entre autres, une connaissance de l’entreprise et une motivation certaine: à l’entretien, on ne doit pas tâtonner. L’entreprise nécessite certaines qualités: efficacité, proactivité, autonomie (sens de l’organisation, ownship) et travail en équipe (esprit d’éthique, contact humain).



Nécessité de réformer l’enseignement supérieur pour une compétitivité.
Pour Mbaye SARR de la CNES, le moyen le plus sûr d’assurer la compétitivité académique reste la formation des hommes. Sur ce point, le Sénégal est en avance par rapport à beaucoup de pays africains. En effet, chaque année, des camerounais, ivoiriens, maliens….sont accueillis dans nos écoles de formation. Cependant, l’enseignement supérieur doit s’adapter aux besoins du marché de l’emploi. Ceci passe nécessairement et fatalement par des réformes. Et Mbaye SARR de rappeler qu’au plus tard le 31 décembre 2009, « tous les Etats de l’UEMOA ont l’obligation de basculer l’enseignement supérieur dans le système LMD ». Cette mesure participe du souci de se mettre au diapason de la mondialisation.

C’est ce qu’a corroboré Pr. Baydallaye KANE, directeur de l’UFR/LSH, quand il affirme : « Si rendre le Sénégal compétitif au plan académique est notre souhait, nous devons changer la forme de nos universités ». Ce système, fort contesté et redouté des étudiants, est déjà en vigueur dans son UFR et guette l’UFR/SJP. Pr. KANE a en outre souligné la nécessité de maintenir les collèges universitaires régionaux (CUR), d’accentuer l’enseignement des sciences et techniques, de revisiter les textes (« dont la plupart sont obsolètes »).

Concernant les grèves, il déclare qu’elles constituent « un aspect extrêmement positif pour la construction de la démocratie ».Car, « il faut qu’il y’ait un contrepouvoir » pour favoriser la rigueur, l’efficacité et le rendement.

Pour Jacques MESTRE, doyen de l’Université Paul Cézanne d’Aix-Marseille (France) le Sénégal a beaucoup d’atouts dans la compétitivité internationale de par surtout son professionnalisme. « Cependant, il y a très peu de publications en droit par exemple », a-t-il soutenu. Il faut donc miser sur les jeunes chercheurs à travers les écoles doctorales. Ainsi, l’université sénégalaise sera « un centre d’attraction internationale ».



Conclusions du panel/débat autour du thème : « Financement de l’enseignement supérieur ».
Alphonse Ousmane THIAW, étudiant en 4e année droit de l’entreprise, a fait l’économie du panel/débat organisé le jeudi 28 mai 2OO9 à l’amphi A par le Conseil d’Orientation et des Relations avec les Entreprises (CORME). On notera qu’entre autres, ont été évoqués l’échec des politiques d’ajustement structurel et la production excessive d’étudiants en sciences sociales.



Recommandations

- Participation des collectivités locales et des acteurs privés au financement de l’enseignement supérieur ;
- Prise en charge des étudiants non boursiers ;
- Participation des étudiants et des ménages à la promotion de l’enseignement supérieur ;
-Développement des financements privés via les donations (exemple : associations des anciens des universités) ;


-développement de formules propres à l’enseignement supérieur à côté des diplômes nationaux ;
-etc.


Les différents participants se sont donnés rendez vous l’année prochaine pour la troisième édition du Forum de l'Insertion et d'échange avec les entreprises.

René MANGA

afrorene@yahoo.fr

Amadou Moctar DIALLO

amouttar@hotmail.com

Monday, April 06, 2009

SENEGAL INDEPENDANCE : 49 ans déjà, 49 ans après…


04 avril 1960, 04 avril 2009. Voici 49 ans déjà que mon cher pays vient d’accéder à l’indépendance. Un moment fort dans la vie de cette nation qui commence à vieillir. Mais ses os et ses muscles restent encore solides.

Il y a 49 ans que nous défilons dans tout le pays pour célébrer le courage, la bravoure, la dignité de nos vaillants anciens combattants, hommes politiques, pères et mères qui ont dit « OUI à l’indépendance ».

Mais 49 ans que nous sommes indépendants, qu’est ce qui a changé ? Sommes-nous véritablement indépendants et souverains? Notre éducation, notre économie, notre politique ne sont-elles pas soumises et contrôlées par notre ancien colonisateur ou à défaut par d’autres puissances ou des institutions internationales ?

L’indépendance est un long processus qui a été conduit par des hommes et femmes valeureux qui ont jeté les bases de la société sénégalaise. 49 ans après qu’avons-nous fait et qu’est ce que nous sommes entrain de faire pour consolider ces acquis ? D’ailleurs est ce que nous reconnaissons leurs efforts ? Si oui, est ce que nous les rendons l’honneur qu’ils méritent ?

Il est évident que le colonisateur est toujours présent. Nous l’honorons plus que nous le faisons pour nos vaillants compatriotes qui ont été humiliés, agressés, torturés, tués par ce même colonisateur parce que simplement ils luttaient pour notre prospérité, pour notre Indépendance. Ce colonisateur, nous lui dédions nos rues, boulevards et avenues les plus beaux et les plus célèbres (dans toutes les régions du Sénégal, les plus belles avenues portent les noms de De Gaulles, Faidherbe, etc. Et même la place où nous célébrons notre « indépendance » porte le nom du colonisateur De Gaulles), nos ponts et places publiques (Pont Faidherbe, place Faidherbe à Saint Louis,), nous lui dressons des statuts partout dans le pays pour lui montrer notre reconnaissance et notre gratitude de nous avoir « civilisé » !

Ne faudrait-il pas profiter de ce 4 avril pour faire connaître à la jeunesse nos héros nationaux, nos Symboles, ce qui fait notre identité et notre particularité (par des expositions, des conférences et débats, des panels, etc.)? Ne faudrait-il pas en profiter pour poser les grandes questions sur l’Avenir même du pays comme l’autonomie linguistique (pourquoi ne peut-on pas envisager un projet à long terme visant à faire le wolof, la langue officielle du pays ?), l’autosuffisance alimentaire (en soutenant les producteurs locaux) ?

Une fête de l’Indépendance qui se réduit simplement à un défilé devant un Chef de l’Etat, qui, à la fin fait son discours classique n’apporte rien au citoyen et ne contribue en rien dans sa formation patriotique et son amour pour la Cité. D’où une nécessité de repenser la manière de célébrer la fête de l’Indépendance surtout que nous nous acheminons vers le cinquantenaire de celle-ci.

Tuesday, March 24, 2009

BEING A STUDENT IN SENEGAL, WHAT SHOULD IT BE?


BEING A STUDENT IN SENEGAL, WHAT SHOULD IT BE?

By Amadou Moctar DIALLO*

This question can be considered to be easy or stupid. But it is worth thinking about. Indeed, I was the only Senegalese student who has attended the 10th edition of the International Student Festival in Trondheim- ISFiT (Norway), “the world’s largest student festival with a thematic focus where young, promising leaders of tomorrow meet, build international networks, develop ideas for the future, learn and have fun” from February 20, to march 1, 2009 (See: ISFiT 2009 at www.isfit.org). My participation in such an event provided me with great enriching and inspiring experience. During these 10 days, I discussed, exchanged ideas with more than 450 students from more than 100 countries. They told me about their student life, their student movements and struggles, as well as their projects. From this experience, I asked myself the following question: Being a student in Senegal, what should it be?

In the past, students fought for democracy. We remember the famous students’ demonstrations at the Tienanmen in China in 1989 for freedom of speech and the famous student’s movement in May 1968 around the world seeking social justice. They did it because they were aware of the fact that they had a role to play in society.

In other part of the world, students are making positive changes. They are paying high prices for their actions for democracy, human rights and peace. They experienced oppression and are exposed to torture, discrimination and arrested in non-democratic countries. Because as Williams Betty, the 1976 laureate of the Nobel Peace Prize, noted during her speech in the Student Peace Prize ceremony at the ISFiT “freedom and peace is about hard work.” But their creed is “Involvement at any cost.” That is why these students receive the Student Peace Prize every two year from ISFiT (see: http://www.studentpeaceprize.org/), it is very motivating to see students' involvements in noble causes for social justice. They are committed in community service. In this respect, American students provide the best example. They have big students organizations devoted to community and civil engagement like the organization named Campus Compact (see:http://www.campuscompact.org) and certain universities such as University of Southern Mississippi, University of Eastern Michigan, University of Illinois-Urbana Champaign, and Wofford College in South Carolina, among others, have offices of community service learning and some even have teaching programs for community and civic engagement (Journal USA, November 2005).

As Senegalese students, what are we doing for our society? Are we aware of our role in society? In our country, students are often painted in a bad way in media outlets using examples such as violence, strikes, confrontation with police, to name only a few. Is that what it mean to be student? Are we only able to organize or to cause violence? What should be our mission? What should be our role in the development of our country? How can we be the defenders and protectors of universal values like democracy, human rights, peace, good governance, etc. ? In my view, being a student in Senegal is also to prvide answers to these questions. Because to be a student is not only to take courses and to succeed in your studies and most of time to go on strike for material reasons (food, accommodation, scholarship).

Being a student also means being a social actor, because students must have social responsibilities. I agree with The President of ISFiT 2009, Trygve Thorson, who wrote the following: “As students we are in a unique position to change the world around us. Students are bearers of knowledge, creativity, courage, hope and strength of will. Students of today are the voices of tomorrow.” (see: ISFiT 2009, Voices of Tomorrow. Reflections of Students and Professionals on Peacebuilding, Trondheim, Tapir Akademisk Forlag, 2009)

As Senegalese students, we have all these values, but now the question is are we prepared to enhance these values for the service of our society. That is the question!

Our students’ newspaper Journal Le campus (http://www.lecampus-ugb.info) is uniquely responding to this question through its noble project involving sponsorship of the children (between 0 to 6 who are enrolled at local nurs! ery schools known as “Case des tout petits” by paying these children school fees every month, because their parents do not have the means to do it.

Why not paving the way for action? It is possible.



*Amadou Moctar DIALLO is a 2nd year Political Science Student
at Gaston Berger University of Saint Louis in Senegal
Email: amoctad1@yahoo.fr
Blog: http://www.amoctad.blogspot.com